Dans les hauteurs chaudes et bleues des cimes, me happent comme dans le frisson d’un drap les grandes étendues blanches,Posée comme dans une berceau sur un îlot, m’engloutissent les vapeurs de mer,
A perte de vue, image irréelle des improbables lignes d’horizon.
Ce coquelicot seul et rouge, dans l’immensité de la houle blonde des prés au printemps,
Nuit noire éclairée de lune, ville tonitruante le jour, tu te recouvres à cette heure d’un voile léger de silence,
Et même sur un rocher, le sable ou pavés mouillés, dense lumière ou brumes feutrées,
Esseulement profond, offert à mon âme assoiffée de paix,
Ces champs de solitude et de silence sont pour moi les seuls espaces possibles de quiétude, sur terre.
Je me cale, me blottis dans cette absence de parasites, de lignes grinçantes, de bombes de klaxons, de cris, de sonneries
La vraie vie est une sinusoïde plane………….sur laquelle, serrant les dents, je tente de mettre mes propres notes